Temp-éré

traces

un des buts

pour une fin


être l’arbre ou le pot ?

. . .

un arboretum pour jardin d’arbres,

une image avec légende, imaginaire orienté,

le mot ne montre pas, il dirige le regard,

en dissimulant l’à voir ; un nid à l’abri, mais ouvert,

un nid sans porte, juste des rideaux de buissons,

m’ouvrir au jardin pour qu’il m’enferme en lui,

et laisser la porte ouverte aux paresseux

. . .

et là, au cœur de ce milieu, n’être plus rien ;

ou plutôt O, zéro, que rien, puisque zéro n’est pas rien, mais le seul point d’équilibre vrai ; le point d’équilibre et donc tout ce qui s’en écarte, d’un côté ou de l’autre est excès. Excès négatif ou positif n’est que direction culturelle du sens ; aller est quitter, avoir est perdre, sauf à penser que le contenant du début soit vide donc sans objet et alors inexistant.

Ainsi, O sera toujours le point milieu, le centre de la moyenne, ni début ni fin, possiblement tout puisque rien, et ce n’est pas un hasard s’il est dessiné comme un ventre, un œuf, une graine, en forme pleine et vide à la fois.

Il n’est pas par ce qui l’entoure, il n’est pas par ce qu’il entoure, il Est ; et peut-être que se promener dedans ou autour n’est qu’à fin de le savoir par courbes et détours relatifs.

De même que la terre est à peu près ronde, il y a fort à parier que d’une autre distance, l’univers non plus n’est pas plat, droit, classé, trié, aligné, rangé, numéroté, mais plus simplement informe O aussi absolu que le plus petit grain de poussière.

Ainsi, mon Je dedans, le plus loin qu’il aille, il reste dans la ronde, insignifiant autant que nécessaire à lui-même ; et chaque Autre Je de même,