Archives de la catégorie: sur le terrain

au fil du temps Relations extérieures sur le terrain

APBF

3h de belle visite hier matin par 25 personnes
dont Franklin Picard, le responsable de notre adhésion à cette association (Association des Parcs Botaniques de France) il y a . . . 20 ans !
et Béatrice, une pro des chênes qui en a au moins dévalidé un avec certitude !

M’enfin, commencer une telle journée à 9h30 du matin, ça use mieux

En plus, « agréablement vexée » de nos panneaux CCVS, Ghislaine d’Espous doit nous en procurer 2 APBF à placer aussi à l’entrée

au fil du temps sur le terrain

marqué dans le journal

ce qui ne veut pas dire pour autant que tout est juste
même si « mon nom ne veut rien dire …« 

 

La Charente Libre
page Charente limousine
samedi 17 août 2013

cl 2013

le texte en clair :

  • Jean-Louis Vergnaud a créé l’arboretum de Chabanais il y a plus de quinze ans
  • Un lieu étonnant pour un propriétaire tout aussi passionnant.

 

L’homme qui plantait

 

des arbres

 


Géraldine JAMMET

 

g.jammet@charentelibre.fr

 

La meilleure façon de découvrir l’arboretum de Chabanais est encore d’en faire la visite avec son étonnant propriétaire,

 

Jean-Louis Vergnaud.                                                                                                                                      Photo G. J.

Travailler, je ne sais pas ce que ça veut dire.» Avec un sourire espiègle, Jean-Louis Vergnaud ne cache pas la référence à l’humoriste Fernand Raynaud. Le propriétaire de l’arboretum du Chêne vert, qui se définit lui-même comme «le poil à gratter de Chabanais», est un condensé d’un riche parcours de vie. Façonné par les rencontres, dont il ne se lasse jamais, et d’une passion pour le bois. Sous toutes ses formes. «Petit, j’aidais mon père à travailler dans son atelier de menuiserie. Plus tard, je suis moi-même devenu artisan du bois, puis j’ai créé l’arboretum. C’est un retour à la graine !»

1950. Entre la RN 141 et les bords de Vienne, Jean-Louis Vergnaud voit le jour dans la propriété familiale qui abrite aujourd’hui son jardin botanique de 3 hectares. Entre une mère qu’il qualifie de «grenouille de bénitier» et un père gendarme, il assure qu’il ne pouvait être «qu’un tribun politique». À la fois bourlingueur et casanier, véritable optimiste et parfois carrément cynique, l’homme est un ensemble cohérent d’apparentes contradictions qui en font un personnage hors normes. Et un véritable animal politique, comme dirait l’autre.

Branché à internet où il tient un blog sur ses expérimentations, il est aussi mordu de philo et a mille autres références qui ont façonné un rapport à la vie atypique. L’évolution de son village natal a peu de secrets pour lui. Que ce soient les changements d’élus ou l’avancée des travaux de la LGV, Jean-Louis Vergnaud s’interroge, souvent, et s’agace, parfois. «Je suis toujours dans l’attente d’une réponse de l’office de tourisme concernant la signalétique à mettre en place sur la quatre voies pour nous indiquer. Personne n’est venu me voir, les instances se renvoient la balle. Chabanais meurt doucement, mais les arbres, eux, n’ont pas besoin de voitures pour pousser !»

Et de ses arbres, il en est fou. Fasciné par leur capacité à s’emparer des contraintes extérieures pour mieux se développer. A l’image d’un personnage qui n’a pas toujours eu une vie facile. Entre un départ prématuré du foyer familial et des relations conflictuelles avec son patriarche, le bonhomme a lui aussi combattu les éléments pour mieux se construire. «Je me suis noyé dans ma misère pour en faire un vrai bonheur. Je ne peux pas changer mon histoire et je ne le veux pas.»

«Ici, le touriste vient chercher ce qu’il veut»

De ces paramètres de vie, il en a gardé un goût inébranlable pour le débat, la rencontre et l’expérience, au sens large du terme. «Si j’ai créé l’arboretum, ce n’est pas pour en tirer une fierté personnelle. Je l’ai fait pour m’y perdre et voir quelle quantité de nature j’étais capable de supporter.» Une sorte de quête d’identité ? «Aussi, mais c’est surtout pour se confronter à l’autre. Rien ne me fait plus plaisir que lorsqu‘un visiteur m’interpelle sur le fait qu’une branche est mal taillée. Le doute m’habite donc j’aime discuter. Je l’écoute, mais j’essaye aussi de faire comprendre qu’ici, la nature est en plein mouvement.»

Ce qui explique l’absence de pancartes dans l’arboretum. «Ici, on ne vient pas lire. Le touriste vient chercher ce qu’il veut : des scènes, des points de vue, de la poésie. J’aime le voir repartir sans certitudes.» Pourtant, il y a bien une étiquette qui pend au cou d’un jeune bouleau semé au gré du vent juste au-dessus de la table de pique-nique. On peut y lire cette inscription qui pourrait paraître énigmatique au premier venu : «étiquette». Dès lors que l’on a rencontré Jean-Louis Ver­gnaud, on saisit l’ironie et l’humour du symbole. Comme son arboretum, cet homme est un inclassable. Des mots seuls ne peuvent pas résumer 63 ans de cheminement personnel. Sans doute, Jean Giono aurait dit de lui qu’il est «un amateur d’âmes». En plus d’être «L’homme qui plantait des arbres».

Le paradis de Jean-Louis Vergnaud

Au bord de la Vienne, Jean-Louis Vergnaud accueille les visiteurs au coeur d’un parc de 3 hectares. Comprenant 3 000 espèces d’arbre différentes, l’arboretum abrite aussi plusieurs mares et autant de recoins qui poussent à la flânerie. Ouverte toute l’année, la structure a pour vocation première de sensibiliser les publics à la biodiversité et à la préservation de l’environnement. Et cela peut prendre toutes les formes. Des scouts qui y viennent camper la nuit aux scolaires pour les visites guidées en passant par des photos de mariage au simple promeneur qui a besoin de respirer, tout le monde peut trouver son compte dans ce coin de paradis.

Arboretum du Chêne vert, 16150 Chabanais. Téléphone: 05 45 89 20 46.

 

au fil du temps sur le terrain

trois flocons 2012

Un petit point au 12 février :

– 13 cms de neige venant du Nord-ouest par -7°, c’est déjà remarquable ; généralement, la « bonne neige » qui tient vient du Nord, avec des températures de 0° à -2° ; cette neige n’a quasiment pas fondu aujourd’hui

– température constamment négative depuis le 1e février jusqu’au 11, mais un court moment et en dessous de 1°

– maximum atteint de -15,2° la nuit du 6 février, -14,9° la nuit du 11 février, les autres nuits de -7° à -13° ; ces 11 jours nous donneront une bonne indication de la rusticité des plantes dans cette Zone confirmée 7-8 (échelle Krüssmann)

– le mois de janvier faiblement pluvieux (63 mm) n’aura pas entraîné d’humidité excessive dans les plantes

– le gel ne devrait pas avoir de conséquence exceptionnelles de ce fait, même si par ailleurs il viendra s’ajouter aux faiblesses occasionnées par les sécheresses récentes